
Depuis ses premières apparitions à la télévision, dans des séries comme Malcolm ou Médium, Emily Jean Stone est connue du public sous le nom d’Emma Stone. Ce pseudonyme l’a accompagnée pendant près de vingt ans, jusqu’aux Oscars, aux campagnes promotionnelles et aux tapis rouges. Aujourd’hui, l’actrice de 35 ans souhaite revenir à son prénom de naissance et être appelée Emily. Ce n’est pas une lubie passagère : elle l’a exprimé dans un entretien récent, aux côtés de Nathan Fielder, son partenaire dans la série The Curse.
Les faits clés
- L’actrice est née Emily Jean Stone, mais elle est professionnellement connue sous le nom d’Emma Stone.
- Elle explique désormais préférer être appelée Emily, son vrai prénom à l’état civil.
- Nathan Fielder, qui partage avec elle l’affiche de The Curse, a été le premier à évoquer publiquement cette préférence.
- Le changement de nom initial était lié à une règle du syndicat des acteurs : un autre membre utilisait déjà le nom Emily Stone.
- L’actrice a choisi Emma, plus jeune, notamment par admiration pour Emma Lee Bunton, alias Baby Spice, du groupe Spice Girls.
- Son entourage professionnel l’appelle déjà Emily sur les plateaux, tandis que le grand public continue souvent d’utiliser Emma.
- Elle affirme qu’elle aimerait que le public adopte à son tour le prénom Emily.
- Une ancienne actrice nommée Emily Stone apparaît dans les bases de données de cinéma, mais semble inactive depuis une vingtaine d’années.
Une préférence exprimée sans détour
C’est Nathan Fielder qui a mis le sujet sur la table. Selon ses propos rapportés dans l’entretien, il explique que le nom professionnel de sa partenaire est Emma, mais que son nom véritable est Emily. Il raconte avoir pris l’habitude de dire Emma devant les personnes qui ne la connaissent pas, avant d’annoncer qu’il compte désormais l’appeler Emily. La remarque, à première vue anodine, a obligé l’actrice à préciser sa position. Elle a confirmé que les gens qu’elle côtoie, y compris sur les plateaux, l’appellent déjà Emily. Les fans, en revanche, continuent souvent de l’appeler Emma. Et elle aimerait que cela change. « Ce serait tellement chouette. J’aimerais être Emily », a-t-elle déclaré.
La formulation est simple, mais elle dit beaucoup de la relation entre une star et son nom public. Emma Stone n’est pas un nom inventé pour frapper les esprits ou pour créer une marque artificielle. C’est un prénom choisi au début de sa carrière, à un moment où elle devait composer avec les règles d’un métier très codifié. Aujourd’hui, après avoir accumulé les rôles et les récompenses, elle peut se permettre de remettre ce choix en question. Elle ne demande pas à effacer Emma de sa filmographie, ni à réécrire ses contrats passés. Elle souhaite simplement que, dans la vie courante et dans les échanges avec le public, on se souvienne qu’Emily est son prénom de naissance.
Pourquoi Emma plutôt qu’Emily ?
L’actrice a déjà raconté les origines de ce choix. Plus jeune, elle aimait se faire appeler Emma parce qu’elle était une grande admiratrice d’Emma Lee Bunton, mieux connue comme Baby Spice dans les Spice Girls. Dans les années 1990 et au début des années 2000, le groupe était un phénomène mondial, et ses membres représentaient des figures pop très identifiables. Pour une adolescente qui rêvait de cinéma, ce prénom avait quelque chose de familier, de lumineux et de sympathique. Il y avait aussi une dimension pratique : lorsque Emily Jean Stone a commencé à travailler comme actrice, elle a découvert qu’un autre membre du syndicat des acteurs utilisait déjà le nom professionnel Emily Stone.
La règle du SAG-AFTRA est claire : aucun membre de la guilde ne peut exercer sous le même nom professionnel qu’un membre déjà enregistré. Cette mesure vise à éviter les confusions dans les génériques, les castings et les bases de données professionnelles. Elle a poussé de nombreux artistes à adopter un nom de scène, parfois sans rapport avec leur nom de naissance. L’exemple le plus célèbre souvent cité est celui de Michael Douglas : lorsqu’un jeune acteur portant ce nom a rejoint la guilde dans les années 1970, la star de Wall Street utilisait déjà ce patronyme. Le comédien a donc pris le nom de Michael Keaton. L’anecdote montre à quel point les noms d’artistes peuvent dépendre de contraintes administratives autant que de choix personnels.
Un nom public, une identité privée
Dans le cas d’Emily Jean Stone, le changement s’est fait très tôt, presque par nécessité. Elle a expliqué avoir paniqué quelques années plus tard, en réalisant que le prénom Emma était devenu inséparable de sa carrière. Elle raconte aujourd’hui avoir eu envie de dire : « Je n’en peux plus. Appelez-moi simplement Emily ! » Nathan Fielder, son partenaire dans The Curse, la surnomme d’ailleurs Em, une formule plus courte et plus intime. Cette nuance compte : entre le nom inscrit sur les affiches et celui utilisé par les proches, il y a un espace que les stars négocient souvent en public.
Emma Stone n’est pas la première actrice à vouloir reprendre son prénom réel. Hollywood a longtemps fonctionné avec des noms de scène imposés par les studios, parfois pour rendre un artiste plus vendeur, parfois pour masquer des origines ou simplifier une prononciation. Au fil des décennies, ces noms sont devenus des marques. Le public associe un visage, une voix et une filmographie à quelques syllabes. Revenir à son prénom de naissance, même partiellement, revient donc à reprendre la main sur une partie de son récit personnel. Pour une actrice oscarisée, dont la notoriété est solidement installée, cette démarche est moins risquée que pour une débutante. Elle peut être présentée comme un ajustement intime plutôt que comme une stratégie de carrière.
Une carrière déjà remplie
Emily Jean Stone s’est fait connaître au milieu des années 2000, avant de s’imposer comme l’une des actrices les plus polyvalentes de sa génération. Ses premiers rôles à la télévision, dans Malcolm ou Médium, lui ont permis de se familiariser avec les plateaux. Elle a ensuite enchaîné avec des comédies comme Superbad, puis a obtenu une reconnaissance plus large avec Easy A. Son rôle dans The Help a marqué un tournant, avant que Birdman et La La Land ne la consacrent auprès du grand public et de l’industrie. Cette dernière performance lui a valu l’Oscar de la meilleure actrice. Elle a ensuite continué avec The Favourite, Cruella ou encore Poor Things, confirmant sa capacité à passer de la comédie au drame, du blockbuster au cinéma d’auteur.
Cette filmographie explique pourquoi le prénom Emma est si fortement associé à son image. Pendant près de vingt ans, les affiches, les bandes-annonces, les interviews et les cérémonies ont repris ce nom. Les spectateurs ont donc construit une habitude. Mais l’actrice rappelle que cette habitude ne correspond pas entièrement à son identité civile. Son entourage le sait déjà : sur les plateaux, plusieurs personnes l’appellent Emily. Le décalage entre le nom public et le prénom privé n’est pas rare dans le spectacle. Il devient plus visible lorsqu’une star décide de le commenter publiquement. Ici, la démarche n’est pas présentée comme une rupture, mais comme une préférence personnelle, presque une correction.
Les fans et le poids des habitudes
Le grand public continuera peut-être longtemps à dire Emma Stone. C’est le nom sous lequel il a découvert l’actrice, celui qui figure dans les moteurs de recherche, les programmes de cinéma et les discussions quotidiennes. Une star ne peut pas changer une habitude collective par simple déclaration. Les médias, les organisateurs de festivals et les équipes marketing devront aussi décider comment adapter leurs usages. Certains continueront d’utiliser Emma pour éviter toute confusion, tandis que d’autres privilégieront Emily par respect pour la demande de l’intéressée. La transition, si elle a lieu, se fera probablement par étapes, sans annonce solennelle.
L’actrice ne réclame d’ailleurs pas une révolution. Elle dit simplement que ce serait agréable d’être appelée Emily. Cette phrase, prononcée avec légèreté, révèle une aspiration plus intime : être reconnue comme la personne derrière le personnage public. Dans une industrie où les noms sont des marques, où les visages sont des supports de promotion et où les interviews servent aussi à vendre des projets, rappeler son prénom de naissance peut ressembler à un geste minuscule. Mais pour une comédienne qui a passé deux décennies sous un nom emprunté, ce geste a une signification évidente. Il ne s’agit pas de renier Emma, mais de réintroduire Emily.
Le dossier du nom déjà pris
Reste une question pratique : le nom Emily Stone est-il réellement disponible ? Les bases de données de cinéma recensent une actrice portant ce nom, créditée dans quelques films au début des années 2000. Elle semble toutefois inactive depuis une vingtaine d’années. Si cette personne est bien celle qui avait enregistré le nom auprès du syndicat, la situation pourrait avoir évolué. Les règles professionnelles et les registres ne sont pas nécessairement figés pour toujours, surtout lorsqu’un nom n’est plus utilisé activement. La voie pourrait donc être plus libre qu’au début de la carrière d’Emily Jean Stone. L’ironie est notable : le prénom qu’elle voulait utiliser à ses débuts pourrait enfin être accessible, après que sa notoriété s’est construite sous un autre nom.
Cette possibilité ne signifie pas qu’un changement officiel aura lieu immédiatement. Les contrats, les crédits, les accords de promotion et les obligations professionnelles restent complexes. Mais la déclaration de l’actrice suffit déjà à relancer le débat sur les noms de scène et sur la manière dont le public s’adresse aux artistes. Derrière Emma Stone, il y a Emily Jean Stone, une femme de 35 ans dont la carrière a été bâtie sous un prénom choisi par nécessité et par affection. Aujourd’hui, elle exprime le souhait de voir son prénom de naissance revenir au premier plan. Les fans devront peut-être simplement s’habituer à une idée simple : l’actrice qu’ils connaissent sous le nom d’Emma aimerait être Emily.
Source:Premiere.fr News
